dimanche 19 juillet 2015

Une voiture enfin!




Demain, je passe mon permis
Alors que nous pensions pouvoir acheter la voiture avec une carte d’identité de Caroline du Nord, il semblerait que ce soit en fait le permis de l’état qui soit nécessaire. En réalisant ça, je décide donc de passer mon permis dès le lendemain. De toute façon, notre permis n’est valable que deux mois en Caroline du Nord donc autant ne pas traîner.

Mais c’est déjà la fin d ‘après-midi  quand je me décide et je dois apprendre le code américain. Je révise un peu mais ne suis pas hyper motivée, j’abandonne et m’y mettrai le lendemain.
Le jour en question, je me lèvre donc à 6h00 pour réviser mes panneaux et mon code, puis, vers 8h00, je pars louer une voiture.

En quête d’une assurance
Prochaine étape avant l’examen, obtenir une assurance.
Passer son permis aux Etats-Unis, c’est aussi simple que compliqué.
D’un coté, on a pas besoin de rendez-vous, on se présente en on passe l’examen théorique et pratique dans la foulée et si tout ce passe bien, on repart avec son permis temporaire qui ne coûte que 4 dollars (et rien si on échoue).
D’un autre coté, il faut s’y présenter avec une voiture qui servira pour l’examen donc, soit se faire amener si l’on a pas de permis, soit en louer une ou s’en faire prêter une si on a déjà un permis étranger encore valable  et enfin, il faut avoir une assurance. Et là ça se complique.

Beaucoup d’assureurs ne permettent pas, comme en France, de s'assurer sans avoir de véhicule. D’autres, proposent ce qu’on appelle une liability qui permet de s’assurer en tant que personne mais ceux auxquels je me rends ne veulent pas m’en proposer sans papier d’identité de l’Etat donc soit un permis (c’est pratique puisque j’en ai justement besoin pour le passer), soit une carte identité que je n’ai pas encore faite…
  
L’examen

L'attente
Je décide donc de me rendre directement à la DMV (centre d’examen pour passer le permis) et de me renseigner plus précisément à ce sujet.
J’attends mon tour au guichet et je tombe sur une dame très peu gracieuse qui me baragouine un truc du genre que je peux passer un permis spécial avec l’assurance de ma voiture de location mais je ne comprends pas de quoi elle me parle. Elle rassemble tous mes documents (visa, justificatif de domicile, assurance de la voiture de location…) et me donne un ticket et me demande de patienter.
Je m’installe avec les nombreuses autres personnes qui attendent leur tour et pense être reçue par un conseiller pour étudier mes documents.
Le temps passe, j’attends finalement une heure, j’en profite pour réviser encore un peu mon code, puis deux heures, je me dis que je risque en fait de passer directement le permis en fait vu le temps d’attente et au bout de trois heures d’incertitude et de longue attente, je suis reçue par un examinateur qui étudie mes pièces et me dit que sans vraie assurance, je ne peux avoir qu’un permis pour conduire des voitures de location…
Très pratique ! Je commence à me décourager d’avoir attendu tout ce temps pour ça quand je comprends que je pourrai changer ce permis en permis normal dès que j’aurai une preuve d’assurance et donc acheté ma voiture (mais je me demande quand même si ce permis spécial me permet bien justement d’acheter une voiture). L’examinatrice me demande si je veux donc passer le permis, je me lance…

Le test de la vision et des panneaux
Moi qui pensais juste me renseigner, je me suis laissé piéger par le temps.
Il est 15h00 et je n’ai toujours pas mangé, tant pis, il est hors de question de repatienter 3 heures, je commence l'examen le ventre vide.
Je passe d’abord le test de la vision puis en dessous des lettres que je dois lire, je dois reconnaître les panneaux routiers dont la couleur et les indications ont été enlevées. Je doute sur un des panneau, l’examinatrice me redemande et je lui donne enfin la bonne réponse.
Je viens de passer la première partie, le test de vision et des panneaux. Facile !

Le test écrit
Puis, l’examinatrice m’envoie faire le test du code de la route sur un des ordinateurs juste derrière.
Je sais que je dois réussir 20 questions sur 25 et que je peux passer et revenir plus tard sur les questions où j'ai un doute.
Comme je sais immédiatement si j’ai bien répondu, je peux donc gérer mes réponses. Je réponds à toutes les questions pour lesquelles je n’ai pas d’hésitation et obtient rapidement 19 bonnes réponses avant de retomber sur les questions qui me font douter.
La plupart des questions relèvent du bon sens et on peut y répondre facilement sans connaissance particulière mais, pour un petit nombre d’entre elles, il faut connaître les chiffres ou règles exactes.
Je fais deux erreurs puis obtient enfin mes 20 bonnes réponses. J’ai réussi le test.

La conduite
Reste la conduite qui devrait être un jeu d’enfant. Mon examinatrice est occupée et une autre personne me prend en charge. L’homme d’une cinquantaine d’années est très peu aimable et n’a pas l’air d’apprécier mes hésitations et erreurs de langue. Nous nous dirigeons sans un mot à la voiture et il me demande de m’assoir et de mettre mes clignotants en marche. Jusque là, rien de bien compliqué !
Puis, il monte lui aussi dans la voiture et m’explique comment cela va se passer. Je ne suis pas sûre de comprendre sa dernière phrase et lui demande de répéter, ce qui a l’air de l’énerver. Il lève les yeux au ciel et répète péniblement toute ce qu’il vient de me dire avant de me demander d’un air hautain si, cette fois j’ai compris. Je lui réponds oui et m’excuse, il ne se déride pas. Super ambiance…
Nous partons finalement pour dix minutes de conduite dans un quartier résidentiel très calme pendant lesquelles je dois juste tourner là où l’examinateur me le demande et effectuer un 3 Point Turn. Heureusement que j’avais regardé rapidement avant de partir ce que l’on pourrait me demander durant l’examen et j’exécute mon demi-tour en trois temps avant de repartir. L’examen est fini, je suis l’examinateur jusqu’à son bureau, pensant que tout s’est bien passé.
Finalement, il me dit que j’ai fait une erreur et m’explique que je me suis arrêtée à une intersection où j’étais prioritaire. Effectivement, j’ai eu un doute sur la priorité à une intersection et ai ralenti mais je ne me suis pas arrêtée. Je suis recalée donc malgré le fait que je suis, selon lui, une bonne conductrice et que tout était très bien en dehors de ça. Il a l'air presque content de m'annoncer mon échec et que je suis bonne pour revenir la semaine prochaine.
Bon, je suis quand même contente d’avoir eu le code, que je ne pensais pas avoir vu le peu de temps de révision. C’est quand même une bonne chose, j’en profite pour faire mon ID (carte d’identité) puisque que cela se fait au même endroit.

Nouvel essai

Durant la semaine suivante, j’apprends que cette DMV située sur Miami Boulevard a mauvais réputation et que ce n’est pas la première fois que des étrangers se plaignent de mauvais accueil.
Pour mon nouvel essai, je tente donc une nouvelle DMV, celle de Martin Luther King qui a bien meilleure presse, sans savoir si je peux changer de centre d’examen entre temps.
Après avoir loué une voiture, je fais comme Alex, l’ancien locataire de notre maison qui avait réussi à trouver une liabilty sans voiture ni ID, et me présente à l’assurance juste à coté de la DMV. Je m’acquitte des 150 dollars, récupère ma preuve d’assurance et me présente vers 15h00 à la DMV.
Je peux bien passer la conduite dans ce centre. Super, le personnel a l’air effectivement bien plus souriant et détendu.
20 minutes plus tard, je suis appelée, je passe mon examen et, une heure heure plus tard, je repars avec mon permis temporaire. Finalement, tout se passe bien plus facilement que la première fois et je repars avec un vrai permis qui me permet aussi de conduire ma future voiture et non que des locations.


Cherche désespérément une voiture
Le permis en poche, nous pouvons enfin acheter une voiture. Le soir même, nous allons voir des concessionnaires. Cela fait trois semaines que nous sommes piétons ou dépendants des voitures de location et au pays de la voiture c’est quand même compliqué.

Alors que nous pensions chercher plutôt du coté des particuliers, n'ayant pas de réponse des vendeurs contactés dans la semaine et nous nous réorientons sur des garages.
Suite à notre première visite, nous savons que nous pourrons difficilement avoir une voiture à moins de 3-4000 dollars et de 150 000 miles (environ 240 000 kilomètres). Mais vu la taille du pays et les distance parcourues, c’est un kilométrage assez standard en fait ici.
Nous nous rendons chez un concessionnaire que nous avions visité la première fois et qui avait une Nissan dans nos prix à environ 155 000 miles. Il est trop tard pour la conduire, nous repasserons le lendemain. 

Le jour suivant, après plusieurs autres visites pas concluantes, je vais essayer une Ford Taurus très peu chère chez un concessionnaire où nos amis, Coralie et Paulo, un couple de français rencontré à notre arrivée, ont acheté leur voiture. Je vais tester la voiture avec Paulo.
Finalement, après 5 minutes de conduite, la voiture ne répond plus, j’arrive malgré tout à me rabattre sur le coté mais même les freins ne fonctionnent plus. J’arrive quand même à actionner la manette qui sert de frein à main et nous nous retrouvons en rade au bord de la route. Heureusement, le garage n’est pas loin, nous rentrons à pied. Nous expliquons la situation au vendeur qui n'a pas l'air si surpris, il s’excuse en nous disant qu’on est tombé sur la seule qui ne marchait pas…pas de chance ! et nous propose pas sûr de lui d’en voir d’autres. Non merci, ça va aller pour aujourd’hui.

Finalement, le soir, nous retournons essayer la Nissan qui nous semble bien puis nous partons à Chapell Hill chez un particulier voir une voiture dont je viens de recevoir l’offre par mail. La voiture est un peu plus vielle mais bien moins chère que la Nissan. Nous essayons la voiture qui fait un bruit d’enfer et nous nous décidons enfin pour la Nissan que j’amènerai au garage lendemain.

On achète
La voiture passe le test du garage haut la main et je l’achète donc. Après une heure de formalités, je conviens avec le concessionnaire de venir la récupérer le lendemain car il doit réparer la pompe de liquide d'essuie-glace et les allume -cigares qui ne fonctionnent pas.
Pour ma part, il me reste à aller à la DMV pour enregistrer ma voiture et obtenir ses plaques qui me permettront de la récupérer. Ici, une fois que la voiture est vendue, l’ancien propriétaire enlève ses plaques immédiatement et le nouveau doit mettre les siennes pour pouvoir la conduire.

Et c'est pas fini...
La théorie c’est que je présente à la DMV avec tous les papiers du véhicule et de l’achat, que je m’acquitte des taxes et que je reparte avec mes plaques. Bien sûr, ça c’est la théorie…
Je me présente à la DMV mais l’officier peut pas me donner mes plaques car mon permis temporaire n’a pas de photo et n’ai pas considéré donc comme une preuve d’identité et mon passeport n’est pas considéré non plus comme tel!
Super, je dois donc attendre que mon ID arrive pour faire mes plaques.
Le lendemain, nous retournons donc chez le concessionnaire pour savoir si il peut nous garder la voiture plus longtemps en attendant. Il nous propose une extension qui nous permet de rouler un mois avec des plaques temporaires, cela vaut 400 dollars mais il nous propose de nous la faire à 200. Nous trouvons ça trop cher et refusons. Finalement, il nous fait une dernière offre à 100 dollars qui nous convient car si nous devons relouer une voiture cela nous coûtera autant, voir plus.

Nous récupérons finalement notre voiture le lendemain et n'avons plus qu'à faire les plaques dès que je recevrai mon ID.
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