Culture américaine

La culture américaine est partout, difficile de le nier. On en est imprégné quotidiennement à travers les livres, magazines et séries que nous regardons, à travers le vocabulaire, les « nouveaux concepts » que nous adoptons… Pourtant, aussi présente soit-elle, nous avons une certaine vision de la culture américaine, la vision de la société moderne, parfois justement celle de la non culture. Mais,  plus je m’intéresse à la culture américaine et plus je découvre sa singularité,  plus j’en apprends sur ses  périodes historiques marquantes, sur les contrastes si profonds qui existent entre ses différentes régions, ses différentes populations. 
Et pour moi, le meilleur moyen de découvrir cette culture, c ‘est à travers les livres, séries et films.  C’est pourquoi,  j’aimerais partager dans cet article des lectures et des films/séries qui m’ont marquée,  inspirée, passionnée ou encore instruite et qui, je pense, ont un intérêt pour comprendre la culture américaine que ce soit celle de l’Amérique contemporaine, celle des cowboys ou encore celle des esclaves. Et comme j’ai bien l’intention de continuer à lire et regarder des films… à suivre donc, cette liste à pour vocation d’être complétée et étoffée.

Les livres

 En mode classique 

↠ L’appel de la forêt
L’histoire :  
APPELDELAFORETLe roman de Jack London, célèbre écrivain américain, raconte comment Buck, un chien de race domestique est enlevé et utilisé comme chien de traîneau à l’époque de la ruée vers l’or. Petit à petit, Buck oublie ses habitudes rassurantes et confortables et sent grandir.


 Les aventures de Tom Sawyer
TOMSAWYERL’histoire : 
Le célèbre roman de Mark Twain raconte les péripéties et aventures du malicieux Tom Sawyer et de ses camarades. L’histoire se déroule au 19ème dans le Sud des Etats-Unis, dans une ville du Mississipi.
J’aime ce que le livre révèle de … 

…cette « vieille » Amérique du Sud et du quotidien à cette époque, non loin de me rappeler des passages de La Petite Maison dans la Prairie.

 

↠ A l’Est d’Eden
L’histoire :  
ALESTDELEDENDans ce long roman de près de 800 pages qui lui a valu le prix Nobel de littérature, John Steinbeck raconte l’histoire des Hamiltons et  des Trask que l’on suit de générations en générations dans la vallée de Salinas en Californie.
J’aime ce que le livre révèle de … 
…ces récits de vie entremêlés avec, comme arrière plan, la vie dans une vallée Californienne  à l’aube de la première guerre mondiale.

 On the road
ONTHEROADL’histoire :
Jack Kerouac raconte dans ce roman quasi-autobiographique, les aventures sur la route de Sal Paradise et de son ami Neal Cassady, tous deux hédonistes et anticonformistes à la recherche d’aventures. Ce roman qui se situe dans l’Amérique puritaine des années 40 est à l’origine du mouvement littéraire et artistique de la « Beat Generation »
J’aime ce que le livre révèle de …
…la culture « beat » des années 40 et des excès en tous genres de cette jeunesse qui a soif de vivre et de tester ses limites.



 En mode léger et divertissant 

 

 Les chroniques de San Francisco

CHRONIQUES

L’histoire :  
Les chroniques de San Francisco c’est 9 tomes qui retracent les aventures des pensionnaires du  28 Barbary Lane sur fond  d’amitiés, d’aventures sentimentales et d’intrigues policières. 
J’aime ce que le livre révèle de…
….ce vent de folie qui souffle sur San Francisco dans les seventies,  de cette libération sexuelle,  cette fureur de vivre, cette effervescence artistique et plus tristement des débuts de la propagation du sida au sein de la communauté gay.

 

 Promenons-nous dans les bois
BOISL’histoire : 
L’auteur anglo-américain Bill Bryson, connu pour son humour piquant, raconte dans ce livre son aventure sur le  célèbre sentier de l’Appalachan Trail qui parcourt la chaîne de montagne du Maine à la Géorgie sur près de 3500 kilomètres.
J’aime ce que le livre révèle du… 

….quotidien de cette folle aventure dans laquelle s’embarquent près d’un millier de randonneurs chaque année durant des mois de marche intense à travers 14 états de la Côte Est des Etats-Unis.



 Mais aussi…

Le silence du vent 
Le livre de Louise Erdrich se déroule dans les années 80 dans une réserve indienne Obijwé du Dakota
du Nord
. Alors que Géraldine s’isole du monde extérieur après avoir été agressée et violée, son fils de 13 essaye de faire la lumière sur cette agression et de comprendre pourquoi il est si difficile de la traduire en justice.

Le jeu des ombres 
Nouvelle lecture de Louise Erdrich assez différente des autres livres de l’auteure américaine. Pas de paysages grandioses en fond de cette histoire mais un huis clos poignant et déstabilisant qui nous plonge au cœur d’une famille rongée par la rancœur, les tentatives de manipulation et la nécessité
de protéger coûte que coûte les enfants pris au milieu d’un mariage
auto-destructeur.

 Gatsby le magnifique
De Francis Scott Fitzgerald.  Un grand classique américain. Je connaissais déjà le film donc pas de surprise côté scénario mais j’ai aimé le style de l’auteur et replonger dans l’univers du mystère Gatsby.
 
↠ To kill a Mockingbird
(Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur). Un classique de la littérature américaine signé Harper Lee qui se déroule dans un Sud confédéré d’une petite ville de l’Alabama et que j’ai adoré. Raconté à travers les yeux de Scout, la fille d’un avocat de Maycomb, l’histoire commence avec des récits d’enfance dans un Sud langoureux où il semble bon vivre lorsque le prétendu viol d’une jeune fille blanche par un Afro-américain vient faire resurgir les démons les plus sombres d’une communauté blanche portée par l’ignorance et la haine raciale.
Love Medecine
Encore un classique de Louise Erdrich. Après avoir lu, Dans le silence du vent et Le jeu des ombres, je me suis attaqué à un nouveau classique de l’auteure américaine qui se déroule dans une réserve indienne du Dakota du Nord.
Croc-Blanc
J’avais beaucoup aimé l’Appel de la Forêt et j’ai eu envie de m’attaquer à un autre classique de Jack London, Croc-Blanc. Encore un très beau livre sur fond de nature hostile, de lutte pour survivre et d’amour inconditionnel.
Et pour découvrir quel livre célèbre 
se déroule dans quel état, c’est par ici
 

Les films

 En mode ouest américain

↠ Telma & Louise
TELMA&LOUISELe synopsis :  
…. désir de liberté de ces héroïnes,  embourbées dans un quotidien machiste et ennuyeux, qu’elles finissent par trouver, bien que traquées par la police, dans cette Amérique sauvage qui s’offre à elles. Le célèbre film de Ridley Scott retrace les aventures de deux amies qui décident pour tromper l’ennui de leur quotidien, de partir sur les routes de l’Arkansas. Ce qui début en un week-end d’évasion se transforme rapidement en cavale à travers le pays.
J’aime ce que le film révèle du… 
…. désir de liberté de ces héroïnes,  embourbées dans un quotidien machiste et ennuyeux, qu’elles finissent par trouver dans cette Amérique sauvage qui s’offre à elles.
↠ True Grit
Le synopsis :  

TRUEGRITPour venger la mort de son père abattu de sang-froid par l’un des ses employés pour  quelques dollars, une jeune fille de 14 ans embauche le Marshall le plus acharné mais aussi alcoolique, de la région.  Bientôt rejoint par un texas ranger également aux trousses du meurtrier, ce trio  improbable se lance  dans une traque humaine à travers les étendues sauvages de l’Ouest américain.

J’aime ce que le film révèle de… 

….cet univers très brutal à l’époque de la conquête de l’ouest, où les marshall et autres shérifs tentaient de faire régner la loi pendant que les bandits semaient la terreur.

↠ Into the wild
INTOTHEWILDLe synopsis :  
Un jeune diplômé décide de faire une parenthèse dans sa vie qui semble toute tracée pour partir sur la route. Une aventure qui le conduira  du sud des Etats-Unis jusqu’en Alaska où s’achève son périple.
J’aime ce que le film révèle de… 

… la diversité des paysages, des expériences et des rencontres qui accompagnent une telle aventure sur les routes de l’Est américain. 

 

 En mode historique

↠ Selma
SELMALe synopsis :  
Selma retrace en partie la lutte de Martin Lutter King pour les droits civiques de la communauté afro-américaine et surtout la campagne acharnée qu’il a mené à Selma et qui s’est conclue par la célèbre marche sur le pont. Marche qui a poussé le président Johnson à signer la loi sur le droit de vote pour tous.
J’aime ce que le film révèle du… 
…. courage de ces hommes et de ces femmes qui se sont battus face aux risques et  au péril de leur vie pour l’égalité des droits.

↠ Twelve year a slave
12YEARSASLAVELe synopsis : 
La triste histoire vraie d’un artiste afro-américain libre des Etats-Unis enlevé et  vendu comme esclave dans une plantation de Louisiane. Durant 12 ans, Solomon Northup sera exploité et maltraité avant de croiser le chemin de celui qui lui permettra de retrouver sa liberté et sa famille.
J’aime ce que le film révèle de… 
….  cette sombre période de l’histoire américaine qui met en lumière la cruauté sans limite des hommes.

↠ Dallas Buyers Club
Le synopsis :  
DALLASL’histoire d’un cowboy, un vrai ! un macho qui fume, qui picole, qui jure, qui s’envoie en l’air à tout bout de champ et qui se découvre séropositif (la maladie qui ne touche, d’après les cowboys, que les gay). Face à l’impuissance de la médecine pour le soigner, Ron finit par se battre contre les laboratoires pharmaceutiques et crée un club commercialisant des traitements alternatifs. Entre temps, alors que tous ses amis cowboys lui tournent le dos, il se lie avec une séropositive transgenre et oeuvre main dans la main avec des membres de la communauté gay. Une belle leçon de vie tirée d’une histoire vraie.
J’aime ce que le film révèle de… 
… l’univers tristement réaliste de cette Amérique profonde, rétrograde, machiste et homophobe mais surtout de ce message de tolérance et de cette solidarité incroyable qui lie les minorités et les  laissé-pour-compte.

 En mode drôle et contemporain

 
↠ Capitaine Fantastic
FANTASTICLe synopsis : 
Dans des forêts reculées quelque part dans le nord ouest américain, un père essaye d’élever sa tribu, composée de 6 enfants et adolescents, en dehors de la société. Un triste événement va les contraindre à quitter leur quotidien de chasse, entrainement sportif et soirées autour du feu  pour se confronter au monde moderne.
J’aime ce que le film révèle… 
…de ce portrait à la fois exagéré et tellement vrai de la société de consommation américaine à outrance et du regard désabusé des personnages qui découvrent pour la première fois les fast-food,  centres commerciaux et autres réjouissances du genre.

↠ Juno
JUNOLe synopsis :  
Juno, c’est l’histoire d’une lycéenne de 16 ans aussi tordante que désopilante qui se retrouve enceinte.  La future maman se met en quête de la famille parfaite pour élever son bébé.
J’aime ce que le film révèle… 
…de façon très légère et avec humour, du sujet délicat de la grossesse chez les adolescentes et de la procédure d’adoption aux Etats-Unis.

 Mais aussi…

 
Walt avant Mickey 
Ce film, réalisé par Khoa Le, raconte les débuts de Walt Disney, de son enfance jusqu’à la création des studios d’animation Walt Disney, de ses nombreux déboires jusqu’à la naissance de Mickey.
 
The founders 
Ce film retrace l’évolution de l’entreprise MacDonald. De ses prémices, restaurant familial proposant un système de restauration rapide totalement novateur, à la multinationale imaginée par Raymond Ray Crok qui a tout pris à ses créateurs jusqu’à leur nom.
 
Wonder Wheel
La grande question étant de savoir s’il faut dissocier les œuvres de leur créateur et boycotter les films de Woody Allen pour sa liste à rallonge de comportements scandaleux. J’ai finalement tranché sans vraiment me décider en cédant à l’envie de regarder Wonder Wheel, le dernier film de Woody Allen. Descendu par la critique américaine pour ses analogies avec la vie du cinéaste et ses lourdeurs, j’ai pour ma part aimé l’univers  effervescent et coloré des 50’s à Coney Island et la  prestation d’une Kate Winsley en perdition me renvoyant par moments à Blue Jasmin que j’avais beaucoup aimé.
 
Bull Durham
J’ai eu envie de regarder ce film de 1988 avec Kevin Costner et Susan Sarandon car l’histoire se déroule à Durham autour de l’équipe de baseball des Durham Bull. On y voit essentiellement le stade mais aussi quelques portions de la ville. Le panneau qui a servi dans le film aurait été tellement populaire qu’il est finalement resté dans le stade, devenant l’emblème du Durham Bull Athletic Park. 
 
Melancholia
Célèbre film de Lars Von Trier que je voulais voir depuis des années. Si j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le film et dans la psychologie des personnages, j’ai finalement bien accroché avec l’univers pré-apocalyptique plus intime et attachant de la
deuxième partie où la personnalité et les relations des deux sœurs se révèlent et se complexifient à mesure que la planète Melancholia semble se rapprocher dangereusement de la terre.
 
Selma
J’ai eu envie de revoir ce film très émouvant d’Ava DuVernay après ma visite de Selma qui m’a amenée à rencontrer des personnes qui avaient elles-mêmes vécu la fameuse marche de Selma à Montgomery et les terribles violences précédant ce tournant marquant dans l’histoire de la lutte des droits civiques.
 
Atonement
(Reviens-moi) de Joe Wright. Je connaissais déjà le réalisateur d’Orgueil et préjugés et Anna Karénine. Même si Keira Knightley a le don de m’agacer, j’ai bien aimé la rythmique du film et me suis laissé surprendre par le scénario.
 
 Boyhood
De Richard Linklater. J’ai à nouveau regardé avec plaisir cette magnifique fresque familiale qui filme durant 12 ans les mêmes acteurs. 
 
 The Kindergarten Teacher
(L’enseignante de maternelle) de Sara Colangelo. Une institutrice qui tente désespérément de fuir la monotonie de sa vie et se prend d’affection pour l’un de ses élèves qui semble posséder un don de poète. Une relation malsaine et déroutante qui ne cesse d’escalader jusqu’au point de non retour.
 
 Wind River
De Taylor Sheridan. Une réserve indienne dans le Wyoming. Une jeune fille est assassinée. L’enquête de sa mort soulève des problématiques malheureusement bien communes dans les réserves.
 
 One of us 
(L’un des nôtres) un documentaire Netflix sur des anciens membres de la communauté juive extrémiste des Hassidiques et leur parcours pour en sortir.
 
 Secrétariat 
De Andall Wallace, une production Disney dans laquelle joue John Malkovich et qui met en scène à la fois le parcours exceptionnel du célèbre cheval de course, Secrétariat, et la détermination hors norme de sa propriétaire.
La balade de Buster Scruggs
Des frères Cohen. J’aime beaucoup les frères Cohen mais ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce western composé de 6 volets. Résultat, j’ai beaucoup aimé, les courts-métrages sont très différents les uns des autres, certains plus légers, d’autres plus drôles, d’autre encore, plus intenses. Mais le charme a opéré pour moi dès le départ et j’ai adoré passé d’une histoire à une histoire sur fond de Far West sauvage et de paysages grandioses.

Free State of Jones de Gary Ross

Un très beau film basé sur des faits réels qui se déroule dans un Mississippi très rural en pleine guerre de Sécession. Un groupe formé de fermiers, d’esclaves et de déserteurs se soulèvent contre l’armée des confédérés. Lorsque la guerre est finie, un nouveau combat les attend, celui d’un ségrégation particulièrement violente et meutrière dans ce sud profond des Etats-Unis. Attention à ceux qui ont la larme facile, le film est particulièrement bouleversant !

 Dumplin’ d’Anne Fletcher

Un film rafraîchissant et attendrissant dans lequel une adolescente en surpoids décide de s’inscrire à un concours de beauté pour faire enrager sa mère, organisatrice du concours et ancienne reine de beauté populaire.


 The Majordome
Lee Daniels. J’avais déjà vu ce film inspiré de l’histoire (vraie) du majordome Eugene Allen qui a servi 8 présidents des Etats-Unis. Si l’histoire de l’attachant (Cecil Gaines) est émouvante c’est surtout le fond historique de luttes pour les mouvements civiques dans lequel j’ai aimé me replonger.

 My beautiful boy
Felix Van Groeningen. Ce film m’a littéralement bouleversé. C’est l’histoire d’un père et d’un fils dont la complicité vole en éclat lorsque celui-ci commence à se droguer. Le film parle de leur combat et de leur impuissance face à ce démont invincible qu’est la méthamphétamine, de vies brisées, de courage, de désespoir et de survie, le tout avec beaucoup de sensibilité et de justesse.


 La Mule
Dernier film de Clint Eastwood, la Mule raconte comment Earl, vieil homme à cours d’argent se met à transporter de la drogue pour le cartel mexicain. Clint Eastwood alors âgé de 89 ans a, certes, pris une ride mais n’a rien perdu de son charisme.

 The green book
De Peter Farrelli. Un vrai coup de cœur pour cette histoire (vraie) poignante qui retrace l’amitié improbable entre un chauffeur américano-italien bourru et raciste et un pianiste noir homosexuel sur fond de ségrégation raciale. J’ai beaucoup aimé le duo Viggo Mortensen et Mahershala Ali et l’humour piquant du film.

 
 

 

Les séries

↠ The Affair
Le synopsis : 
THEAFFAIRThe Affair c’est l’histoire d’une liaison entre un homme marié et  père de 4 enfants et d’une jeune femme paumée entre tensions sentimentales, drames familiaux, le tout sur fond de trame policière.
J’aime ce que le film révèle de … 
…la vie insulaire dans le petit hameau de Montauk où la vie s’étire tranquillement entre la haute saison touristique et le calme plat de l’hiver.

↠ Orange in the new Black
ORANGELe synopsis :  
Piper Chapman, une américaine à la vie en apparence bien rangée et sur le point de se marier, se retrouve incarcérée pour avoir agi comme mule quelques années auparavant. La série raconte son quotidien dans la prison de Lietchfield.
J’aime ce que le film révèle de … 
…l’univers carcéral américain, où le communautarisme et la segmentation raciale sont encore plus qu’ailleurs exacerbés.
 
 
↠ Shameless
SHAMLESSLe synopsis : 
Dans une banlieue pauvre de Chicago, Shameless c’est l’histoire des Gallagher. Une mère qui les a abandonnés, un père paumé qui se saoule à longueur de journée, aucune source de revenus, et l’aînée d’une fratrie de 6 enfants qui doit s’occuper de tout ce petit monde !
J’aime ce que le film révèle de … 
…cette autre facette de  l’Amérique, celle des quartiers pauvres, de la débrouille, des galères, des coins malfamés et  de l’entraide.
 

Mais aussi…

 
 
↠ Better Call Sall

Fan de Breaking Bad, j’ai adoré me replonger dans l’univers de la série avec les aventures de l’avocat Saul, originellement appelé Jimmy et du mystérieux Mike. L’histoire se passe avant leur rencontre avec Walter White et nous permet de comprendre leur background et comment ils en sont arrivés à travailler ensemble.  

↠ The Ranch
Certes ce n’est pas la série la plus intellectuelle 😉 mais j’aime me replonger avec plaisir dans l’univers « redneck » de la famille Bennett qui élève du bétail dans la campagne profonde du Colorado.


↠ Russian Doll
Une série Netflix avec la sensationnelle Natasha Lyonne (que j’aimais déjà beaucoup dans « Orange is the new black »). Une version drôle et cynique d »Un jour sans fin » dans laquelle l’héroïne revit en boucle le jour de sa mort. 

↠ House of cards
Je viens de terminer la saison 5 et pensais enchaîner avec la sixième et dernière saison… Malheureusement, elle n’est pas encore sur Netflix -du moins sur la version espagnole 🙁

 

↠ Homeland
Vous connaissez sûrement le synopsis : un agent de la CIA, souffrant de troubles bipolaires, mène une enquête (qui tourne à l’obsession)  visant à déterminer si la libération d’un agent détenu pendant 8 ans par Al-Quaïda cache un complot contre les Etats-Unis.

 

Culture internationale

Bien sûr mes lectures et mes inspirations ne se limitent pas qu’à la culture américaine, voici  une liste mise à jour régulièrement
des mes dernières découvertes internationales.

Les films


Tempête de sable
D’Elite Zexer. L’histoire d’une famille Israélienne dans un village de Bédouins prise au piège des traditions ancestrales
 
  La maladie du dimanche. De Ramon Salazar. Un drame poétique, puissant et bouleversant qui retrace les retrouvailles entre une fille et sa mère qui l’a abandonnée plus de 30 ans auparavant.
 
↠ D’abord, ils ont tué mon père. Réalisé par Angelina Jolie, raconte l’histoire d’une famille chassée de chez elle lorsque les khmers rouges prennent le pouvoir, puis éclatée et persécutée. Le film est basé sur l’histoire de l’activiste défenseure des droits humains, Loung Ung.
 
↠ Bienvenue à Marly Gaumont. De Julien Rambaldi, je n’avais jamais vu ce classique français qui est sur le Netflix américain, un bon moment.
 
Dheepan. De Jacques Audiard qui a remporté la palme d’or en 2015. Je reste encore mitigée sur le film à la fois poignant et d’une violence pas toujours légitime.
 
 Expedition happiness. De Felix Starck et Selima Taibi, ce documentaire suit les aventures de deux jeunes allemands qui décident d’aménager un van pour faire le tour de l’Amérique, de l’Alaska jusqu’au Mexique.
 
 Outlaw King. (Le Roi hors-la-loi) de David Mackenzie. L’histoire vraie de Robert Bruce dans une Ecosse qui hésite entre soumission face à la domination anglaise et rébellion.

Roma, d’Alfonso Cuaron. Ce film qui a raflé le Lion d’or de Venise se déroule dans le Mexique des années 70 et suit la vie d’une famille aisée et de sa fidèle employée. Un film insipiré de l’enfance du réalisateur, en noir et blanc, parfois un peu lent, souvent comteplatif, beau, lent et émouvant

 Une nuit de 12 ans, d’Alvaro Brechner. Un film poignant qui retrace le sort de 3 prisonniers appartenant au mouvement politique d’extrême gauche des Tupamaros dans les années 70-80 en Uruguay qui ont été enfermés dans différentes prisons toutes aussi sordides les unes que les autres et privés de toute communication. Ce film, inspiré d’une histoire vraie (l’un des trois prisonniers est d’ailleurs devenu président de l’Uruguay) raconte avec beaucoup de sensibilité l’inhumanité qui a été leur quotidien durant 12 longues années.

Le Marchand, de Tamta Gabrichidze. Un court métrage qui conduit le spectateur sur les routes de la campagne géorgienne où un marchand  troque habits, accessoires de cuisine et autres ustensiles d’occasion contre des kilos de pomme de terre. 

Le garçon qui dompta le vent, de Chiwetel Ejifor. Inspiré du livre biographique de William Kamkwamba , le film raconte comment  un jeune malawite crée un ingénieux système d’irrigation ramenant l’espoir à son village dévasté par la famine.
Period. End of sentence, de Rayka Zehtabchi. Ce court-métrage parle des menstruations en Inde, du manque d’information et communication mais surtout de la honte qui entoure ce phénomène naturel et pourtant encore si tabou. 
↠ Le mystère Henri Pick, de Rémi Bezançon. Un film léger et gentillet sur  les mystères qui entourent l’écriture d’un chef-d’oeuvre inspiré de la littérature russe par un  pizzaïolo breton. J’ai bien aimé le jeu de Lucchini et son humour piquant.

↠ Arctic, de Joe Penna. Dans l’immensité gelée de l’Arctic, un homme qui s’est écrasé en avion essaye de survivre Un film, lent, majoritairement muet, mais qui s’intensifie sur la fin.

↠ Coco, de Disney. A quelques jours de la Toussaint on s’est plongé avec plaisir dans l’univers festif et coloré de la fête des morts au Mexique avec ce joli film d’animation signé Disney.

↠ Devil’s Mistress, de Filip Rene. Samedi soir, on ne sait pas quoi regarder on tombe sur ce film qui raconte comment la jeune et prometteuse actrice Lída Baarová devient la maîtresse du bras droit d’Hitler, Joseph Goebbels. Le film est bien, sans plus, mais l’histoire forcément ne laisse pas de marbre.

Les séries

 Surviving Escobar. Après Narcos, la série culte de Netflix sur Pablo Escobar et Los Pepes, nous avions envie de replonger dans l’univers du cartel. Surviving Escobar suit l’incarcération et la lutte pour survivre de John Jairo Velàsquez,
surnommé Popeye , le n°2 d’Escobar à la mort de ce dernier.


 La casa del papel.  Un coup de coeur pour cette série espagnole qui met en scène le braquage censé être parfait!


 Black Mirror. Une série aussi géniale qu’anxiogène sur les dérives des technologies.
Outlanders. J’avais entendu parler, à plusieurs reprises, des aventures de cette infirmière anglaise qui remonte accidentellement le temps et débarque dans une Ecosse tourmentée au 18ème siècle. Si j’ai eu un peu de mal à accrocher au début, j’ai fini par m’attacher aux personnages et entrer dans l’histoire.

 

Les livres

Un monde sans fin de Ken Follett
I

Un très long roman historique de plus de 1200 pages, mais non moins passionnant, qui se déroule en Angleterre au 14ème
siècle

Aux portes de l’éternité, de Ken Follett
I
Un autre pavé du romancier anglais qui mêle les histoires dans un contexte de guerre froide, des Etats-Unis ségrégués à la Russie de Khrouchtchev, en passant par Berlin tout juste séparé par le mur.

Sorcières, de Mona Cholet

Cela faisait longtemps que je voulais lire cet essai féministe dont j’avais tant entendu parler. Ce livre a eu de très bonnes critiques alors pour ne pas m’attirer les foudres de tous ceux qui l’ont adoré ;), je préciserais que mon avis est très personnel. Mona Cholet y livre une analyse pleine de justesse sur un monde depuis bien trop longtemps misogyne. Attention, j’ai trouvé ce livre très inspirant, c’est d’ailleurs une très bonne base pour remettre en perspective la place des femmes dans la société et le traitement qui leur est réservé mais j’ai quand même essuyé quelques déceptions durant cette lecture. Premièrement, je m’attendais à ce que la sorcière et son rôle dans l’histoire occupent davantage de place dans le livre. Deuxièmement, certes, l’essai est une forme spécifique, mais j’ai trouvé que les propos de l’auteur manquaient parfois un peu de structure et de références plus précises, plus factuelles. Enfin, j’ai trouvé que la partie sur la maternité, bien que très juste sur de nombreux aspects était un peu à charge pour les femmes qui auraient, elles, fait le choix de donner la vie. Je trouve qu’il est important de rappeler que la maternité ne parle pas à tout le monde et que faire des enfants n’est pas (ou ne devrait plus être) une suite forcément logique. Pour autant, la mère apparaît dans cette partie (du moins c’est mon ressenti personnel) comme une victime qui aurait fait le choix de l’asservissement et d’une vie de sacrifices ingrats. Pas des plus féministe pour moi comme approche, mais ce n’est que mon avis.

Le temps est assassin, de Bussi

Après le long roman de Ken Follett qui m’avait occupée pendant plusieurs mois, j’ai eu envie d’un livre court et léger et j’ai opté pour un Bussi. Même si j’ai eu plaisir à me plonger dans l’univers du livre qui se passe en Corse entre les années 90 et aujourd’hui, me rappelant mes propres vacances ado sur l’île de beauté, je suis partagée sur le livre. Si je me suis laissée entraîner dans l’histoire (oui, c’est Bussi, il fait toujours ça bien !) j’ai quand même été un peu gênée par certains traits des personnages et de l’histoire un peu grossiers, un peu faciles. Bon la conclusion c’est que j’ai quand même passé un bon moment 😉

 Des avis sur ces livres, films et séries ? Des coups de coeur à partager ?

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